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Les activités nouvelles envisagées dans la présente
présentation de l’Académie, définies suivant les trois axes indiqués
correspondent à une approche globale qui apparaît de plus en plus
nécessaire dans la situation actuelle et future de notre planète pour
définir des moyens, des méthodes et des outils complémentaires à ceux
déjà employés par les organisations concernées (Pouvoirs publics,
Entreprises et Société civile représentée) d’aide à la décision dans le
milieu complexe à caractère : humain, social, économique et écologique,
marqué par de grandes incertitudes accentuées par l’accélération des
phénomènes mondialisés.
Une telle complexité pourrait correspondre à une
image d’une planète comme d’une entité globale vivante, avec
toutes les vertus et les difficultés attachées à cet état : Variation et
Sélection nous disent les biologistes.
En citant Kant, à propos d’éthique, « tu dois, donc
tu peux « nous sommes encouragés, sinon contraints, à traiter de cette
complexité : tous les moyens pour y parvenir sont bons.
Des actions internationales et nationales apportent
les moyens de consultation publique des parties prenantes : des
consensus ponctuels peuvent ainsi être dégagés.
Des forums, des séminaires, des colloques, des
conférences sont aménagés où de nombreux spécialistes confrontent leurs
connaissances, auprès d’un public plus ou moins averti.
Les représentants qualifiés (malgré le soin apporté
au choix des intervenants par les organisateurs de ces manifestations),
des disciplines concernées en Sciences Sociales (histoire, philosophie,
économie, recherche opérationnelle, …) ou en Sciences physiques et
naturelles (physique, physico-chimie, thermodynamique, biologie
moléculaire, mathématiques, informatique… sont-ils présents au bon
moment ?
Y a-t'il pléthore de connaissances structurées au
cours de ces entretiens (analyse exhaustive systémique, modélisation,
prospective, ..) des phénomènes complexes présentés ?
Y a t’il clairement un temps pour l’action –
court-, et un temps pour la réflexion – long - qui puissent
s’interpénétrer et se conjuguer ?
La biologie moléculaire récente nous montre que la
nature sait distinguer ces dernières distinctions chronologiques : mise
en œuvre de moyens de défense drastiques en face de danger
catastrophique (mort annoncée), moyens d’adaptation souples pour une
nécessaire adaptation aux variations environnementales.
Mais l’apport de connaissances matérielles,
techniques et scientifiques, organisationnelles, …ne suffit pas : il est
également nécessaire de définir ou de redéfinir le sens de nos actions à
partir de valeurs à partager et/ou à promouvoir.
C’est, au minimum, à partir de cet ensemble de
remarques, à préciser, à expliquer, à critiquer, à valider, et à
développer, que pourra s’exercer la tâche confiée à des groupes de
travail multidisciplinaires indépendants suffisamment dégagés des
contraintes du temps de l’action et des fébrilités sociologiques,
complémentaires des actions présentes déjà évoquées, que des moyens
modernes s’appuyant sur des méthodes et des outils appropriés pourront
être pensés et mis en œuvre pour aider aux prises de décision
harmonisées des parties prenantes dans un monde où l’utopie ayant
rejoint la science a augmenté ses incertitudes : l’information et la
communication constructives semblent aujourd’hui devoir se faire par
la profondeur, à l’image des mille plateaux de Gilles Deleuze.
Albert Truyol, Président
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